Il y a peu, Nice Matin consacrait une page entière, illustration en couleur à l’appui, à un homme qui est tombé de son balcon dans un état d’ébriété avancée. Chute qui ne semble pas lui avoir coûté la vie.
Voici qui rend d’autant plus choquante la brève notice parue dans Nice Matin le 19 Juillet 2011 consacrée à la chute mortelle d’une innocente archéologue stagiaire de 19 ans ! Chute survenue alors qu’effectuaient des relevés dans la Vallée des Merveilles dans le cadre de l’équipe officiellement dirigée par Henry de Lumley.
La rédaction de cette notice bien discrète, signée J.-F. Malatesta (nom à propos !) s’évertue dans un floue peu artistique mais en tout cas bien ciblé et qui n’hésite pas à fausser certains faits afin de présenter aux lecteurs une version « arrangée » de ce sombre accident qui n’aurait pas du avoir lieu. Rédaction sur ordre ?
Si le lecteur non averti restera sur l’impression qu’on a voulu lui donner, le lecteur avisé en revanche et quelque peu initié aux chantiers de fouilles et aux règlements qui les gouvernent dénichera dans ce texte une série d’informations bien éloquentes.
Commençons par le début, par le titre « Une jeune archéologue chute et se tue ». Titre ambigu montrant d’emblée le manque de respect pour cette victime innocente qui va jusqu’à lui faire perdre son identité ! À aucun moment, son nom n’est cité. Je rassure vos lecteurs, elle a bel et bien un prénom et un nom, je vous l’apprends : elle s’appelle Aurélie Etienne, comme le précise le journal L’Alsace du 24 juillet 2011. Journal qui a pour unique source de (dés)information la notice de Nice Matin. Car même si la presse de France et de Navarre s’est intéressée à cet événement malheureux aucune ne semble avoir réussi à dénicher des informations nécessaires pour le répercuter.
L’événement serait-il placé immédiatement sous le sigle « secret défense » ?
Pourquoi l’omission du nom de la victime ? Omission trop surprenante pour être attribuée à un simple oubli, voire pour paraître anodine. À chacun de faire des hypothèses, pour ma part, j’ai la mienne…
Analysons la suite :
« a perdu la vie … dans une chute à la Roche de l’Autel ». Faux, elle a chuté depuis la vire d’une roche qui se dresse à côté de celle dite de l’Autel et d’une hauteur d’environ de 8 mètres !
« …travaux d’archéologie sous la direction du professeur Henry de Lumley qui s’est rendu sur site (sic !) hier soir » c’est-à-dire le jour même de l’accident. Information sans doute volontairement erronée afin de mettre en évidence le dévouement du professeur de Lumley ! Reprécisons ce qui est indiqué déjà sur mon blog : notre professeur avait guidé ce matin même aux Merveilles un groupe de notables et a quitté le site alors que la malheureuse stagiaire se mourait, quitté car pressé de rejoindre les « festivités » de Tautavel. Depuis on ne l’a plus revu sur le site…
« Le groupe a quitté un sentier balisé pour emprunter un chemin praticable. » Voici une information fausse mais parfaitement calculée et révélatrice. Si elle risque de surprendre les familiers de cette zone du site qui se demanderont où se trouve le dit « chemin praticable », elle sera en revanche éloquente pour les initiés des chantiers archéologiques et des règlements qui leur sont imposés. Voici qu’on arrive, si j’ose dire à l’essentiel, au point délicat…
Dans le jargon archéologique, le « chemin praticable » est un terme technique qui désigne en effet les passages ou les endroits où le port de casque le cordage ne sont pas indispensables. Or, la nature même de cette chute mortelle contredit de manière flagrante l’affirmation du journaliste et confirme qu’à l’endroit où elle s’est produite le port de casque était bel et bien obligatoire ; le cordage aussi! On peut tomber, certes, sur un chemin praticable, se tordre la cheville, se fouler le genou mais s’y fracturer le crâne, voici qui paraît un peu étrange. Depuis vingt ans que je sillonne les sentiers et les drailles du Mont Bego je connais aussi un chapitre sur les diverses chutes.
Cette information, fausse à dessein, a généré dans la région la version de la « fatalité », car, précise notre journaliste « c’est à cet endroit que le sol se serait dérobé sous les pieds de la malheureuse victime » . Un sol qui se dérobe par une journée de beau temps, n’est-ce pas curieux ?
L’emploi de ce terme technique qui vise sans doute à masquer le non-respect des mesures de sécurité, laisse présager que le journaliste aurait pu se faire instruire par des fins connaisseurs afin de suggérer au mieux la décharge de responsabilité.
Il existe plusieurs témoins de cette chute mortelle. Si Nice Matin obtient la liberté d’informer correctement ses lecteurs, il n’a qu’à se mettre à leur recherche, se mettre aussi à la recherche de ce « sentier praticable » au sol instable…
Pour ma part, je reste - à tort ou à raison - sur l’impression que des réseaux politico-maçonniques se sont mis une fois de plus en branle pour couvrir le responsable légal de l’équipe qui procède aux relevés sur le site du Mont Bego. Cherchera-t-on à étouffer l’affaire de ce décès malheureux et combien injuste car il jette une lumière crue sur le manque de mesures de sécurité réglementaires dans cette équipe ? Étouffer comme on l’a fait pour ce qu’on qualifie à l’étranger du « talibanisme à la française », à savoir les vandalismes commis dans une grotte sur le même site des Merveilles. Vandalismes que pourtant une enquête menée grâce au courage du magistrat Philippe Dorcet avait bel et bien mis en évidence. Étouffer aussi des découvertes passionnantes réalisées aux Merveilles pour la simple raison qu’elles aient échappé à ceux qui se considèrent comme maîtres absolus du site du Mont Bego.
La mort d’une victime innocente va-t-elle contribuer à briser ou du moins à fissurer ces carcans protecteurs qui laissent les intéressés sur l’impression de pouvoir tout se permettre ? En toute impunité…
lundi 1 août 2011
vendredi 15 juillet 2011
VEULES LES ROSES : ENTRE LES HUMEURS DU MAIRE ET DE LA MER
Peut-on deviner ce qui s’est dressé entre l’humeur de M. le Maire et celle de la mer ? Difficile sinon impossible ! Car il s’agit d’un tapis volant, hélas, pas celui des mages orientaux qui fait rêver les jeunes et les moins jeunes. C’est un tapis bien plus prosaïque de M. Le Maire de Veules qui se met à voler non pas pour le bercer dans ses illusions mais pour le heurter à une adversité indomptable : les caprices de la mer !
Après la tentative de séduction avec ses décors qui se veulent artistiques, Jean-Claude Claire cherche à faciliter l’accès à la mer à ceux dont la mobilité est réduite comme à tous ceux dont les pieds fragiles ne résistent pas aux aspérités des galets. Intention louable aussitôt mise à exécution afin d’inaugurer en beauté la saison des baignades. Un chemin en caoutchouc noir fut déroulé depuis l’esplanade du front de mer pour atteindre l’estran à marée basse. Les oscillations de la mer étant ce qu‘elles sont, à marée haute notre descente se trouve inévitablement noyée dans les profondeurs des eaux.. Une couche de sable fut déversée au préalable pour servir de lit à ce passage tapissé alors que les pneus, bétonnés pour l’occasion, furent disposés tout au long afin d’assurer sa fixation.
Installation ingénieuse s’il en est qui remplissait de satisfaction notre Maire et de joie les premiers plagistes. Les tout premiers, dirai-je ! Car, face à cette bonne humeur généralisée la mer ne tarda pas à manifester la sienne! Une grosse ire sous forme de tempête qui envoûta le tapis au point de lui donner des ailes, fit rouler les pneus fixateurs et rendit les sables plus mouvants que jamais…
À sa guise, la mer transforma le vertueux dispositif, étala le tapis parallèlement à son bord, assembla les pneus fixateurs en tas et laissa les sables flotter au gré des vents.
À défaut d’un accès sans douleur, les plagistes auront désormais à mettre en branle leurs cellules grises afin de percer le mystère de cette mise en scène insolite.
Après la tentative de séduction avec ses décors qui se veulent artistiques, Jean-Claude Claire cherche à faciliter l’accès à la mer à ceux dont la mobilité est réduite comme à tous ceux dont les pieds fragiles ne résistent pas aux aspérités des galets. Intention louable aussitôt mise à exécution afin d’inaugurer en beauté la saison des baignades. Un chemin en caoutchouc noir fut déroulé depuis l’esplanade du front de mer pour atteindre l’estran à marée basse. Les oscillations de la mer étant ce qu‘elles sont, à marée haute notre descente se trouve inévitablement noyée dans les profondeurs des eaux.. Une couche de sable fut déversée au préalable pour servir de lit à ce passage tapissé alors que les pneus, bétonnés pour l’occasion, furent disposés tout au long afin d’assurer sa fixation.
Installation ingénieuse s’il en est qui remplissait de satisfaction notre Maire et de joie les premiers plagistes. Les tout premiers, dirai-je ! Car, face à cette bonne humeur généralisée la mer ne tarda pas à manifester la sienne! Une grosse ire sous forme de tempête qui envoûta le tapis au point de lui donner des ailes, fit rouler les pneus fixateurs et rendit les sables plus mouvants que jamais…
À sa guise, la mer transforma le vertueux dispositif, étala le tapis parallèlement à son bord, assembla les pneus fixateurs en tas et laissa les sables flotter au gré des vents.
À défaut d’un accès sans douleur, les plagistes auront désormais à mettre en branle leurs cellules grises afin de percer le mystère de cette mise en scène insolite.
mercredi 29 juin 2011
A VEULES LES ROSES : Quand M. le Maire s’improvise artiste
Des structures rudimentaires se présentent désormais à ceux qui accèdent à Veules-les-Roses depuis l’Est par la Départementale 925, à l’endroit même où elle amorce une descente. Qu’ils circulent à pied, à cheval, à dos d’âne, en fiacre, en voiture, en tracteur, en camion, qu’ils soient des visiteurs curieux ou des passagers pressés, ils les découvriront à condition de détourner leur regard du chemin suivi, pour ne pas dire du droit chemin, et le promener au ras du sol, plus exactement au ras du trottoir qui borde la route à leur droite. Découverte furtive s’il en est et non sans risque : sur cette route où la circulation est soutenue, où il est difficile de s’arrêter, même de ralentir l ‘œil égaré d’un conducteur est un danger en puissance. Une source de quiproquos aussi. Imaginons: par exemple le chauffeur d’un car de touristes balayer du regard ces schémas en partie masqués par les plantes et les prendre pour des vestiges remis à neuf de l’art primitif dus à nos ancêtres les plus éloignés. Ému par de tels spécimens, il arrête inopinément son mastodonte de véhicule pour offrir une chance à ses passagers d’apprécier ces précieux témoignages. Qu’importe l’impatience, les klaxonnes de ceux qui suivent, ils seront récompensés à leur tour.
Seuls les amateurs de la marche, espèce plutôt rare à cet endroit, auront le loisir de s’attarder à leur guise et sans danger face à ces créations aux présomptions artistiques et à vocation décorative et évocatrice. Eux seuls pourront prendre le temps pour essayer d ‘appréhender leur raison d’être, se prendre la tête à dénicher leur valeur symbolique pour le village. Des chevalets suivis d’une série de cadres disposés en désordre visent à évoquer les activités picturales, Activités bien représentées en Normandie, berceau d’impressionnisme, sans exclure Veules les Rosess. Des galets taillés grossièrement au point de heurter l’œil figurent des amas d’huîtres et de coquilles Saint Jacques, fruits de mer prisés tout au long de la côte normande. Un assemblage maladroit de lattes de bois dessine la proue d’un bateau. Quoi de plus banal qu’un bateau en bord de mer ! Nos touristes devront-ils se munir d’une boule en cristal pour deviner que cette « décoration » en forme de proue fait référence à un bateau qui s’est échoué sur la côte veulaise en 1940 ?
Et ceux qui empruntent la départementale 925 d’Ouest en Est ? Ces fruits « d’imagination » de Jean-Claude Claire n’étant pas bifaces, ils les découvriront de dos. Et si toutefois ils les découvrent ne risquent-ils pas de les prendre pour des dépôts accidentels en attente du ramassage d’ordures ?
Visiblement satisfait de ces premières réalisations, le Maire de Veules les Rosess compte poursuivre sur cette voie aux ambitions artistiques. « D’autres créations pourraient être mises en place … pour le moment nous réfléchissons à ces décorations » , déclare-t-il (Courrier Cauchois 27 mai 2011).
Pourvu que cette réflexion se prolonge à l’infini, dans l’intérêt de Veules et de ses visiteurs !
Seuls les amateurs de la marche, espèce plutôt rare à cet endroit, auront le loisir de s’attarder à leur guise et sans danger face à ces créations aux présomptions artistiques et à vocation décorative et évocatrice. Eux seuls pourront prendre le temps pour essayer d ‘appréhender leur raison d’être, se prendre la tête à dénicher leur valeur symbolique pour le village. Des chevalets suivis d’une série de cadres disposés en désordre visent à évoquer les activités picturales, Activités bien représentées en Normandie, berceau d’impressionnisme, sans exclure Veules les Rosess. Des galets taillés grossièrement au point de heurter l’œil figurent des amas d’huîtres et de coquilles Saint Jacques, fruits de mer prisés tout au long de la côte normande. Un assemblage maladroit de lattes de bois dessine la proue d’un bateau. Quoi de plus banal qu’un bateau en bord de mer ! Nos touristes devront-ils se munir d’une boule en cristal pour deviner que cette « décoration » en forme de proue fait référence à un bateau qui s’est échoué sur la côte veulaise en 1940 ?
Et ceux qui empruntent la départementale 925 d’Ouest en Est ? Ces fruits « d’imagination » de Jean-Claude Claire n’étant pas bifaces, ils les découvriront de dos. Et si toutefois ils les découvrent ne risquent-ils pas de les prendre pour des dépôts accidentels en attente du ramassage d’ordures ?
Visiblement satisfait de ces premières réalisations, le Maire de Veules les Rosess compte poursuivre sur cette voie aux ambitions artistiques. « D’autres créations pourraient être mises en place … pour le moment nous réfléchissons à ces décorations » , déclare-t-il (Courrier Cauchois 27 mai 2011).
Pourvu que cette réflexion se prolonge à l’infini, dans l’intérêt de Veules et de ses visiteurs !
samedi 30 avril 2011
Au Collège de France : usurpation d’une bibliothèque
Le Collège de France, ce prestigieux établissement d'enseignement et de recherche fondé en 1530 par François Ier est l’une de nos fiertés nationales. A juste titre ! Pépinière de la science, unique en son genre, elle vise à rassembler les meilleurs parmi les meilleurs pour y dispenser un enseignement original et de grande qualité, susceptible de trouver l’écho au-delà des frontières.
Les bibliothèques, générale et spécialisées, constituent un autre fleuron du Collège de France. Fermées au grand public, elles offrent un précieux outil de travail aux spécialistes qu’ils soient professeurs, chercheurs ou encore des savants en herbe.
L’excellence et l’unicité de notre noble institution la mettent-elles à l’abri de cette duplicité commune à tant d’autres ? Plus exactement de ces deux faces qui les marquent fâcheusement de leur empreinte. L’une, faste que l’on étale au grand jour, telle une marchandise de qualité dans les jolies devantures. L’autre, moins reluisante, qu’on s’applique à garder secrète, à enfuir dans quelques cavités sans issue.
Qu’on le veuille ou pas, on doit se rendre à l’évidence : le Collège de France n’échappe pas à des revers. Les situations rocambolesques qui se produisent dans l’une de ses bibliothèques suffisent, me semble-t-il, à elles seules, pour en fournir un témoignage sans équivoque.
Quelle bibliothèque, que s’y passe-t-il ? Soyez sans crainte ! Je ne mettrai pas votre curiosité à l’épreuve, de cette histoire qui peut faire pleurer, qui peut faire rire, qui risque d’indigner un Stéphane Hessel, je vais tout vous conter.
Il s’agit de la bibliothèque du Cabinet d’assyriologie qui est gérée, comme il se doit, par le professeur de la discipline concernée, Monsieur Jean-Marie DURAND. Vivant en une sorte de symbiose avec le cabinet dont il a la responsabilité, notre éminent assyriologue aurait-t-il fini par le considérer comme sa propriété privée ou du moins comme un chez soi où l’on agit à sa guise ? Aussi le bureau du professeur se transforme-t-il accessoirement en son fumoir alors que l’accès à la bibliothèque est suspendu à sa bonne volonté.
Plusieurs chercheurs, coutumiers de cette précieuse bibliothèque, se sont vus privés de leur outil de travail. Dans la foulée même un collègue étranger fut frappé d’interdit. Shocking ! devait-il soupirer en se demandant sans doute ce qui se passait dans la tête de ce français.
Légitimes ou pas, les ordres du patron sont les ordres on doit les exécuter. Et, c’est ainsi que des jeunes en charge de la bibliothèque ont dû revêtir - bon gré, mal gré - un rôle comparable à celui des videurs dans les boîtes de nuit.
J’ignore quel pêché avaient commis ces bannis de la bibliothèque. Je sais en revanche quel fut le mien. Incroyable mais vrai… Pour avoir porté plainte contre un jeune protégé de l’éminent professeur lequel avait allègrement puisé dans mes écrits, puisé si allègrement qu’il a introduit des erreurs qui faussent la vérité historique ; pour avoir reproduit aussi mes dessins originaux sans me citer et encore moins remercier je me suis fait mal voir. Un jour, alors que je me mettais au travail, l’un de ces jeunes bibliothécaires et promus désormais « videurs « me demanda, passablement gêné, de ramasser mes papiers et d’aller voir « le professeur ». Ceci pour entendre le digne professeur se livrer à un chantage indigne : si je ne retire pas ma plainte je n’aurai plus le droit de travailler dans la bibliothèque ! N’étant pas du genre à céder aux chantages, j’ai perdu le libre accès à une bibliothèque qui doit son existence à l’agent du contribuable.
Quid des protestations adressées à l’Administrateur du Collège de France, Monsieur Pierre Corvol, par certaines victimes de Jean-Marie Durand dont moi-même? Très gêné, il formula les vœux que les choses s’arrangent… vœux pieux car M. Corvol ne bougea pas de petit doigt pour les arranger ! Pour faire retrouver à ces chercheurs leur outil de travail. Et le statu quo perdure.
Normal ! C’est ainsi au pays nommé France.
Pour moi, une seule consolation, s’il en est : après moult péripéties, l’éditeur du jeune protégé vient d’être condamné pour « violation de mon droit moral ».
Les bibliothèques, générale et spécialisées, constituent un autre fleuron du Collège de France. Fermées au grand public, elles offrent un précieux outil de travail aux spécialistes qu’ils soient professeurs, chercheurs ou encore des savants en herbe.
L’excellence et l’unicité de notre noble institution la mettent-elles à l’abri de cette duplicité commune à tant d’autres ? Plus exactement de ces deux faces qui les marquent fâcheusement de leur empreinte. L’une, faste que l’on étale au grand jour, telle une marchandise de qualité dans les jolies devantures. L’autre, moins reluisante, qu’on s’applique à garder secrète, à enfuir dans quelques cavités sans issue.
Qu’on le veuille ou pas, on doit se rendre à l’évidence : le Collège de France n’échappe pas à des revers. Les situations rocambolesques qui se produisent dans l’une de ses bibliothèques suffisent, me semble-t-il, à elles seules, pour en fournir un témoignage sans équivoque.
Quelle bibliothèque, que s’y passe-t-il ? Soyez sans crainte ! Je ne mettrai pas votre curiosité à l’épreuve, de cette histoire qui peut faire pleurer, qui peut faire rire, qui risque d’indigner un Stéphane Hessel, je vais tout vous conter.
Il s’agit de la bibliothèque du Cabinet d’assyriologie qui est gérée, comme il se doit, par le professeur de la discipline concernée, Monsieur Jean-Marie DURAND. Vivant en une sorte de symbiose avec le cabinet dont il a la responsabilité, notre éminent assyriologue aurait-t-il fini par le considérer comme sa propriété privée ou du moins comme un chez soi où l’on agit à sa guise ? Aussi le bureau du professeur se transforme-t-il accessoirement en son fumoir alors que l’accès à la bibliothèque est suspendu à sa bonne volonté.
Plusieurs chercheurs, coutumiers de cette précieuse bibliothèque, se sont vus privés de leur outil de travail. Dans la foulée même un collègue étranger fut frappé d’interdit. Shocking ! devait-il soupirer en se demandant sans doute ce qui se passait dans la tête de ce français.
Légitimes ou pas, les ordres du patron sont les ordres on doit les exécuter. Et, c’est ainsi que des jeunes en charge de la bibliothèque ont dû revêtir - bon gré, mal gré - un rôle comparable à celui des videurs dans les boîtes de nuit.
J’ignore quel pêché avaient commis ces bannis de la bibliothèque. Je sais en revanche quel fut le mien. Incroyable mais vrai… Pour avoir porté plainte contre un jeune protégé de l’éminent professeur lequel avait allègrement puisé dans mes écrits, puisé si allègrement qu’il a introduit des erreurs qui faussent la vérité historique ; pour avoir reproduit aussi mes dessins originaux sans me citer et encore moins remercier je me suis fait mal voir. Un jour, alors que je me mettais au travail, l’un de ces jeunes bibliothécaires et promus désormais « videurs « me demanda, passablement gêné, de ramasser mes papiers et d’aller voir « le professeur ». Ceci pour entendre le digne professeur se livrer à un chantage indigne : si je ne retire pas ma plainte je n’aurai plus le droit de travailler dans la bibliothèque ! N’étant pas du genre à céder aux chantages, j’ai perdu le libre accès à une bibliothèque qui doit son existence à l’agent du contribuable.
Quid des protestations adressées à l’Administrateur du Collège de France, Monsieur Pierre Corvol, par certaines victimes de Jean-Marie Durand dont moi-même? Très gêné, il formula les vœux que les choses s’arrangent… vœux pieux car M. Corvol ne bougea pas de petit doigt pour les arranger ! Pour faire retrouver à ces chercheurs leur outil de travail. Et le statu quo perdure.
Normal ! C’est ainsi au pays nommé France.
Pour moi, une seule consolation, s’il en est : après moult péripéties, l’éditeur du jeune protégé vient d’être condamné pour « violation de mon droit moral ».
jeudi 27 janvier 2011
Christian ESTROSI : délinquants et délinquants
Quel panache l’autre soir chez Frédéric Taddei ! Plus que jamais qu’à « Ce soir ou jamais » notre « motodidacte » national fut majestueux dans son rôle de preux chevalier, de noble protecteur des mamies agressées par des jeunes délinquants. Des petits malfrats qui vont jusqu’à vous estropier pour vous arracher quelques sous. Ces incidents fâcheux qui se multiplient, sur la Côte d’Azur peut-être plus qu’ailleurs, doivent être sanctionnés plus sévèrement, clame le Maire de Nice. Sans se pencher sur le mal-être grandissant qui gangrène nos jeunes et génère leurs excès, vols et violences, etc., etc, il veut punir leur accomplissement. Propose d’abaisser la majorité pénale à 16, refuse « que l’on continue la pratique de la culture de l’excuse ».
« Culture de l’excuse » nous y voilà. Cette pratique comme le zèle de punir seraient-ils à géométrie variable dans l’esprit de M. Estrosi ? Justicier vigoureux de ces proies faciles que sont les jeunes délinquants, il semble perdre de sa verve face à leurs aînés. Cette verve, dirait-on, s’évapore complètement face à ceux que l’on pourrait qualifier de « délinquants respectables ». Ces citoyens qui ont atteint des hautes positions et se considèrent hors d’atteinte. Des écarts ou des libertés qu’ils se permettent passent au-dessus des lois comme au-dessus des têtes de nobles défenseurs d’une justice rigoureuse.
Aura-t’on le bonheur d’entendre un jour M. Estrosi dénoncer d’une voix tout aussi vibrante ces dossiers qui ramassent la poussière dans quelques recoins des Palais de justice du Midi ? Lorsqu’ils traitent des finances les sommes d’argent, voire même de péculat, sont loin de trouver la commune mesure avec des larcins de nos délinquants mineurs !
« Ces gens son attaqués dans leur chair » plaide le député des Alpes-maritimes sur ce ton émouvant qui fait pleurer dans les chaumières. Certes, il n’a pas tort ! Agressés pour être volés, voici qui ne mérite aucune indulgence. Mais on aimerait que M. Estrosi s ‘apitoie tout autant sur l’agression dont a été victime un précieux patrimoine dans son département. Des vestiges d’un passé lointain, témoins de nos racines spirituelles, perdus à jamais suite à des actes de vandalisme. Voici qui ne semble pas l’émouvoir ! À l’expertise organisée par le Parquet de Nice, qui a clairement établi une première vague de dégradations M. Estrosi fait la sourde oreille ! Comme d’ailleurs son adjoint à la Culture.
Qu’à cela ne tienne ! Les auteurs de ces actes néfastes se sentant à l’abri ont recommencé. Et pour cause ! Le constat détaillé de cette seconde vague de dégradations, établi par un gendarme archéologue, est resté sans suite. Mais si, mais si, il y en avait une : la mutation du gendarme, auteur de ce compromettant rapport qui depuis des années reste « en suspend ». En attendant d’être suspendu pour de bon il a rejoint les « paperasses » similaires et ramasse la poussière au Palais de justice de la ville administrée par M. Estrosi.
Certes, il a des excuses, notre « motodidacte ». Les motos et la culture sont deux univers si éloignés. Toutefois, les hautes fonctions qu’il exerce depuis des lustres n’auraient elles pas réussi à lui faire prendre la mesure de la valeur de notre patrimoine ?
« Culture de l’excuse » nous y voilà. Cette pratique comme le zèle de punir seraient-ils à géométrie variable dans l’esprit de M. Estrosi ? Justicier vigoureux de ces proies faciles que sont les jeunes délinquants, il semble perdre de sa verve face à leurs aînés. Cette verve, dirait-on, s’évapore complètement face à ceux que l’on pourrait qualifier de « délinquants respectables ». Ces citoyens qui ont atteint des hautes positions et se considèrent hors d’atteinte. Des écarts ou des libertés qu’ils se permettent passent au-dessus des lois comme au-dessus des têtes de nobles défenseurs d’une justice rigoureuse.
Aura-t’on le bonheur d’entendre un jour M. Estrosi dénoncer d’une voix tout aussi vibrante ces dossiers qui ramassent la poussière dans quelques recoins des Palais de justice du Midi ? Lorsqu’ils traitent des finances les sommes d’argent, voire même de péculat, sont loin de trouver la commune mesure avec des larcins de nos délinquants mineurs !
« Ces gens son attaqués dans leur chair » plaide le député des Alpes-maritimes sur ce ton émouvant qui fait pleurer dans les chaumières. Certes, il n’a pas tort ! Agressés pour être volés, voici qui ne mérite aucune indulgence. Mais on aimerait que M. Estrosi s ‘apitoie tout autant sur l’agression dont a été victime un précieux patrimoine dans son département. Des vestiges d’un passé lointain, témoins de nos racines spirituelles, perdus à jamais suite à des actes de vandalisme. Voici qui ne semble pas l’émouvoir ! À l’expertise organisée par le Parquet de Nice, qui a clairement établi une première vague de dégradations M. Estrosi fait la sourde oreille ! Comme d’ailleurs son adjoint à la Culture.
Qu’à cela ne tienne ! Les auteurs de ces actes néfastes se sentant à l’abri ont recommencé. Et pour cause ! Le constat détaillé de cette seconde vague de dégradations, établi par un gendarme archéologue, est resté sans suite. Mais si, mais si, il y en avait une : la mutation du gendarme, auteur de ce compromettant rapport qui depuis des années reste « en suspend ». En attendant d’être suspendu pour de bon il a rejoint les « paperasses » similaires et ramasse la poussière au Palais de justice de la ville administrée par M. Estrosi.
Certes, il a des excuses, notre « motodidacte ». Les motos et la culture sont deux univers si éloignés. Toutefois, les hautes fonctions qu’il exerce depuis des lustres n’auraient elles pas réussi à lui faire prendre la mesure de la valeur de notre patrimoine ?
samedi 15 janvier 2011
« Surnaturel » : ce qui échappe à la raison ?
Mon oncle vient de s’éteindre paisiblement alors qu’il entrait dans sa cent deuxième année. Après avoir traversé le siècle, son siècle, et pénétré dans le suivant sans avoir goûté aux honneurs, voire aux horreurs, de la maladie. Affaibli certes, mais parfaitement lucide jusqu’au bout, il a quitté ce monde à l’endroit même où il a vu le jour. Dans la vieille maison familiale à Pirot, en Serbie du sud-est.
Une ultime faveur aurait-elle enrichi le départ de mon oncle d’un aspect « surnaturel » ? En cette matinée du 5 janvier, il a demandé à sa gouvernante de renoncer aux courses quotidiennes :
- Ne t’éloigne pas car je suis en train de mourir , a-t-il argumenté sans emphase. Ma nièce (qui peuple l’Au-delà depuis des lustres) est venue me chercher.
Un quart d’heure après mon oncle rendait son dernier soupir.
Sans se douter qu’en annonçant son rendrez-vous avec la mort avec une précision digne des horloges suisses, il offrait un nouvel exemple de ces phénomènes qui résistent à toute explication rationnelle et que pour cette raison nous préférons ignorer .
Une ultime faveur aurait-elle enrichi le départ de mon oncle d’un aspect « surnaturel » ? En cette matinée du 5 janvier, il a demandé à sa gouvernante de renoncer aux courses quotidiennes :
- Ne t’éloigne pas car je suis en train de mourir , a-t-il argumenté sans emphase. Ma nièce (qui peuple l’Au-delà depuis des lustres) est venue me chercher.
Un quart d’heure après mon oncle rendait son dernier soupir.
Sans se douter qu’en annonçant son rendrez-vous avec la mort avec une précision digne des horloges suisses, il offrait un nouvel exemple de ces phénomènes qui résistent à toute explication rationnelle et que pour cette raison nous préférons ignorer .
dimanche 14 novembre 2010
A Veules-les-Roses : phénomènes climatiques étranges
On croit que la vie est morne dans les petits villages, qu’il ne s’y passe rien. Et bien c’est un tort ! A chaque village son lot d’événements plus ou moins apparents, plus ou moins feutrés, plus ou moins palpitants, etc. Comme on dirait en bon frananglais le happening y est permanent. Il dissipe ainsi la monotonie qui plane tel un nuage chargé de pluie et fournit matière à une chronique au quotidien, sinon à des chroniques hebdomadaire, mensuelle, annuelle et même séculaire. Il fait jaillir même une source inspiratrice à des romans.
Le village de Veules-les-Roses échappe-t-il à cet état de choses ? Oh, que non ! La Veules, ce plus court fleuve de France qui traverse la petite cité ornée de roses, charrie ainsi des histoires recueillies tout au long de son fil. Cours rapide qui se hâte de confier ses secrets aux vastes eaux de la mer. De les y noyer comme en guise de purification.
Au sein de la panoplie d’affaires qui se déchargent dans la Veules en voici une, peu commune car échappant à toute explication logique! Elle taraude mon esprit. Et comme tout ce qui dépasse la raison elle revêt un aspect surnaturel. Il s’agit d’un phénomène climatique pour le moins étrange car jusqu’à présent jamais enregistré parmi les fâcheuses conséquences du réchauffement de notre planète. Des tornades aussi intenses que limitées dans l’espace : c’est dans le périmètre de ma maison qu’elles viennent manifester leurs pulsions dévastatrices. Tornades si l’on peut dire délicatement programmées car prenant la précaution de se produire en mon absence ! Tornades fidèles à elles-mêmes aussi car visant en priorité la même cible !
De quelle cible s’agit-il ? Révélons la de suite afin d‘épargner une peine perdue à ceux qui voudraient jouer à la devinette. C’est une affiche plastifiée, fixée à l’aide de nombreuses punaises sur mon petit cabanon en bois. Fixée de manière à se présenter au regard de ceux qui passent…
Que raconte cette affiche ? Une histoire insolite qui, elle, ne relève pas de phénomènes climatiques mais échappe, de son côté, sinon à la raison du moins à la logique ! C’est le récit de mon cabanon devenu « objet du délit » digne d’une procédure pénale ! Saga inespérée pour un simple abri de jardin (185cm x 250cm), désormais fier de l’arborer. Car il est venu tout modestement remplacer à l’identique et au même endroit celui installé jadis par mon prédécesseur et se transformant dangereusement en ruine. Mais voici qu’à peine installé, notre cabanon, reluisant neuf, se mit à « boucher l’horizon » à M. Patrice Pusateri, architecte des Bâtiments de France qui l’honora de sa visite. Pas pour l’admirer mais pour évaluer ses dimensions. C’est au crépuscule d’une journée du mois de novembre et … en mon absence que l’architecte assermenté se livra à cette tâche délicate. A l’aide, sans doute d’un instrument très spécifique car il tripla son volume et le promut en « chalet ». Belle promotion pour le cabanon mais encombrante pour moi : elle imposait un permis de construire…
L’affaire prenant une ampleur surdimensionnée, la Gendarmerie dépêcha l’un de ses agents pour « procéder à des constatations ». Et notre gendarme procéda, en mon absence lui aussi, et constata que l’abri-chalet mesurait « environ 4 m x 3 m ». On aimerait savoir que signifie ce « environ » dans le langage d’un gendarme dont la précision devrait être le premier credo ?
Devenue grave, l’affaire de mon cabanon, désormais chalet, a abouti inévitablement sur le bureau de M. le Maire. Talentueux forgeron d’art, M. Jean-Claude Claire venait d’encadrer mon jardin d’une jolie clôture, réplique presque fidèle de son original. Encadrer aussi le cabanon dont il connaissait mieux que quiconque la vraie dimension. Les démesures de nos deux assermentés auraient-elles échappé à la vigilance de son regard ?
Comment ne pas s’étonner face au curieux point commun qui se dégage entre ces tornades veulaises et nos mesureurs patentés ? Les deux interviennent en mon absence.
Alors que je cherchais vainement une explication à cet état de choses, Maupassant me chuchota à l’oreille : « Nous sommes au Pays de Caux ».
Le village de Veules-les-Roses échappe-t-il à cet état de choses ? Oh, que non ! La Veules, ce plus court fleuve de France qui traverse la petite cité ornée de roses, charrie ainsi des histoires recueillies tout au long de son fil. Cours rapide qui se hâte de confier ses secrets aux vastes eaux de la mer. De les y noyer comme en guise de purification.
Au sein de la panoplie d’affaires qui se déchargent dans la Veules en voici une, peu commune car échappant à toute explication logique! Elle taraude mon esprit. Et comme tout ce qui dépasse la raison elle revêt un aspect surnaturel. Il s’agit d’un phénomène climatique pour le moins étrange car jusqu’à présent jamais enregistré parmi les fâcheuses conséquences du réchauffement de notre planète. Des tornades aussi intenses que limitées dans l’espace : c’est dans le périmètre de ma maison qu’elles viennent manifester leurs pulsions dévastatrices. Tornades si l’on peut dire délicatement programmées car prenant la précaution de se produire en mon absence ! Tornades fidèles à elles-mêmes aussi car visant en priorité la même cible !
De quelle cible s’agit-il ? Révélons la de suite afin d‘épargner une peine perdue à ceux qui voudraient jouer à la devinette. C’est une affiche plastifiée, fixée à l’aide de nombreuses punaises sur mon petit cabanon en bois. Fixée de manière à se présenter au regard de ceux qui passent…
Que raconte cette affiche ? Une histoire insolite qui, elle, ne relève pas de phénomènes climatiques mais échappe, de son côté, sinon à la raison du moins à la logique ! C’est le récit de mon cabanon devenu « objet du délit » digne d’une procédure pénale ! Saga inespérée pour un simple abri de jardin (185cm x 250cm), désormais fier de l’arborer. Car il est venu tout modestement remplacer à l’identique et au même endroit celui installé jadis par mon prédécesseur et se transformant dangereusement en ruine. Mais voici qu’à peine installé, notre cabanon, reluisant neuf, se mit à « boucher l’horizon » à M. Patrice Pusateri, architecte des Bâtiments de France qui l’honora de sa visite. Pas pour l’admirer mais pour évaluer ses dimensions. C’est au crépuscule d’une journée du mois de novembre et … en mon absence que l’architecte assermenté se livra à cette tâche délicate. A l’aide, sans doute d’un instrument très spécifique car il tripla son volume et le promut en « chalet ». Belle promotion pour le cabanon mais encombrante pour moi : elle imposait un permis de construire…
L’affaire prenant une ampleur surdimensionnée, la Gendarmerie dépêcha l’un de ses agents pour « procéder à des constatations ». Et notre gendarme procéda, en mon absence lui aussi, et constata que l’abri-chalet mesurait « environ 4 m x 3 m ». On aimerait savoir que signifie ce « environ » dans le langage d’un gendarme dont la précision devrait être le premier credo ?
Devenue grave, l’affaire de mon cabanon, désormais chalet, a abouti inévitablement sur le bureau de M. le Maire. Talentueux forgeron d’art, M. Jean-Claude Claire venait d’encadrer mon jardin d’une jolie clôture, réplique presque fidèle de son original. Encadrer aussi le cabanon dont il connaissait mieux que quiconque la vraie dimension. Les démesures de nos deux assermentés auraient-elles échappé à la vigilance de son regard ?
Comment ne pas s’étonner face au curieux point commun qui se dégage entre ces tornades veulaises et nos mesureurs patentés ? Les deux interviennent en mon absence.
Alors que je cherchais vainement une explication à cet état de choses, Maupassant me chuchota à l’oreille : « Nous sommes au Pays de Caux ».
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