lundi 27 avril 2015

MAIRE DE VEULES LES ROSES : UN « FANTÔMAS » QUI DISTILLE SES VOLONTÉS DE L’OMBRE ET AGITE LE DRAPEAU ROUGE EN GUISE D’ÉPÉE ?


Qu’on soit riverain qui sillonne le village pour vaquer à  ses occupations, qu’on soit  touriste curieux qui arpente ses ruelles ou qu’on revête la peau de Diogène pour fouiner dans les coins et recoins avec sa lanterne, on n’apercevra pas le maire de Veules les Roses. « Fantômas » ou édile fantomatique,  se tapit. Prendre le pouls du village, aller à la rencontre de ses administrés, contrôler les bons fonctionnements, n’est pas dans ses habitudes.  Le plaisir de promener son regard sur les attraits du village, sur les couchers de soleil non plus. Les bains de mer ne sont pas son fort. Ou, plutôt, il les ignore. En période estivale, où la présence du maire s’impose, il déserte le village (voir note du 22/08/10). Pour se chauffer … au soleil du Midi.

Fort heureusement, il n’hésite pas à montrer le bout de son nez à la presse. A ses photographes non plus. Grâce à elle, les veulais sont rassurés, si toutefois ils s’inquiètent : leur maire se porte bien. Il y a aussi la « feuille de choux » éditée par la mairie où il énonce des promesses, prêche la bonne parole : tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Un peu dans l’esprit de la chanson  « Tout va très bien, madame la marquise… ».

Ces jours-ci, le verdict du ministère de la santé vient de tomber ! Repris par la presse nationale et régionale. L’unique drapeau rouge sur la côte cauchoise flotte à  Veules les Roses. « Plage à  éviter », reprend la presse en cheur. Le danger de la fermeture plane au-dessus de notre plage : les administrateurs européens ne risquent pas de se laisser manipuler comme les administrés du « Fantômas ».

Voici qui suffit à étrangler ce beau village dont l’économie repose pour une bonne part sur le tourisme. Accessoirement à pénaliser des veulais qui, contrairement à leur édile, éprouvent un grand plaisir de se tremper dans la mer.

Voyons l’essentiel de la note ministérielle :



« Quant à Veules-les-Roses (582 habitants et environ 1.600 en saison estivale) et où il a beaucoup plu durant l’été dernier la situation reste préoccupante. ».


L’argument de la pluie évoqué par le ministère et par certains media est absurde ! Ces précipitations ne réservent pas leurs faveurs à Veules les Roses uniquement, elles arrosent en général toute la côte ou du moins l’une de ses parties. Curieusement, elles ne polluent qu’une seule plage, celle de Veules les Roses. A cet argument, notre "Fntômas" n'hésite pas à ajouter un autre, à friser le ridicule : les crottes de chiens ( F 3, 24/04/15) !
La même note incrimine aussi :

« Malgré de lourds investissements, dont une station d’épuration aux dernières normes, deux pics de pollution ont été constatés en 2014 sur la plage centrale. Le problème quasiment historique a été en partie identifié. Il vient en partie du petit fleuve côtier La Veules dont l’embouchure est au cœur de la commune et dont la partie aval est très urbanisée. »

Nous y sommes ! Pour quelle raison la station d’épuration ne fonctionne pas correctement ? Voici une question à poser  au maire. Veiller sur sa bonne marche est-ce bien son devoir ?

Venons en à  la Veules. Certes, elle a toujours été source de pollution. Mais la situation s’est aggravée sensiblement depuis que notre « Fantômas » a réalisé des aménagements pharaoniques et combien coûteux du front de mer (voir notes des 28/07 et 1/1213). Pour remédier à ce problème, les générations précédentes ont agi avec pertinence : on a installé à l’embouchure de la Veules un épi, voire une buse. Cette conduite, longue de plusieurs dizaines de mètres, recueillait les eaux du fleuve, stimulait leur débit, les rejetait au loin et en ligne droite.
Notre « Fantômas » épouse, hélas, l’esprit de notre temps. Celui qui privilégie le paraître à l’être. Afin de soigner le « look » des cascades, combien artificielles, de la Veules (qui ont déjà posé de sérieux problèmes, voir note du 15/02/14), il a supprimé ces installations salutaires. Et les conséquences ne se sont pas fait attendre. Après avoir déversé ses eaux dans la mer, la Veules prend la liberté de les promener à sa guise. Par malheur, elle a un penchant pour l’est ! Aussi, comme le montrent les photos ci-dessous, ses eaux se répandent le long du centre de la plage et atteignent même l’estacade. Bref, nos zélés baigneurs plongent autant dans la mer que dans les eaux polluées de la Veules.
Afin d' éviter la catastrophe définitive, à  savoir la fermeture de la plage, le bon peuple de Veules les Rose va solliciter une réunion avec le maire. Pour prendre de toute urgence les mesures qui s’imposent. Sera-t-il toujours aussi fantomatique ? Ignorera-t-il une fois de plus le sage adage des vieux Romains : vox populi – vox dei  : « la voix du peuple est la voix de dieu ». Car le bon peuple de Veules est très motivé, pour sauver sa plage il est prêt à  la révolte.





                                                 





mercredi 14 janvier 2015

BERNARD CASENEUVE : SURPRENANTE IGNORANCE


BERNARD CAZENEUVE : SURPRENANTE IGNORANCE


Ce matin, Bernard Cazeneuve, actuel ministre de l’Intérieur, fut l’invité de Patrick Cohen dans la matinale de France Inter (7/9). Pris sous le feu des questions relatives aux terroristes qui s’attaquent actuellement à notre pays, il a été interrogé sur la provenance des armes utilisées par les ces terroristes. Il y a plusieurs filières, répondit alors le ministre en expert bien informé, et cita au premier chef “la Yougoslavie” (sic !) en ajoutant “qui est aussi le chemin de la drogue”.
Notre respecté ministre ignore-t-il que la dite Yougoslavie a rendu son dernier soupir le 4 février 2003 ? Avec la bénédiction de nombreux pays occidentaux… Depuis, chacune des six républiques qui la constituaient (Slovénie, Croatie, Serbie, Bosnie-Hezegovine, Montenegro, Macédoine) est un état indépendant. Le Kosovo, jadis région autonome de la Serbie, est désormais une “république indépendante”, bénie, ici encore, par bon nombre d’Etats occidentaux.
Précisons qu’aucun des journalistes présents ne s’est aventuré à rappeler au ministre qu’il impliquait un pays disparu voici déjà douze ans !
Une bourde pareille étant ce qu’elle est il est permis de s’interroger si  l’ignorance n’avait pas paru à notre ministre comme un moindre mal ? S’il n’a pas cherché à éviter des précisions qui font mal ? Car les filières d’armes en question ne sont pas répandues sur le territoire entier couvert par l’ex-Yougoslavie ! Il n’est un secret pour personne que les deux “nids d’armes” se situent au Kosovo, cette “boîte de Pandore” si  généreusement ouverte par la coalition occidentale.  Ensuite en Bosnie-Hercegovine, peuplée en majeure partie par des Bosniens musulmans…

dimanche 26 octobre 2014

EASY JET : LOW COST OU HIGH COST ?


                                               

Profiter du malheur des autres est une pulsion qui jaillit chez la plupart des êtres. Elle prend même un caractère virulent face aux difficultés d’un ennemi soit encore d’un concurrent. Et comme toutes les passions, cette propension à grappiller des bénéfices sur le dos de ceux qui se noient dans une situation trouble frise l’aveuglement.
Lors de la récente grève d’Air France la compagnie EASY JET a illustré magistralement cet état de choses en libérant chaque jour un peu plus ses prix « cassés ». Plus la grève de son concurrent se prolongeait plus ses tarifs grimpaient. Une montée qui se manifestait tout particulièrement dans le cas des directions les plus convoitées. Celles où on devait se rendre à tout prix ! Coûte que coûte ! Ainsi par exemple un aller simple Paris-Nice atteignait la somme de 223 €, tarif qui « rivalise » avec des allers-retours dans plusieurs capitales européennes ! Ceci chez les compagnies qui ne se revendiquent pas  comme des « low cost » !
Voici comment, espace d’une grève de son concurrent, Easy Jet revêtit le caractère d’un Luxury Jet. Mais qu’on ne se trompe pas : le luxe se limitait aux tarifs uniquement, pour le reste les pratiques d’un « low cost » étaient scrupuleusement observées ! Un seul petit sac admis comme bagage à main, lors du vol  boissons et nourritures servies … contre espèces sonnantes et trébuchantes…
Bel exemple à quel point l’appât d’un gain immédiat fait perdre la clairvoyance élémentaire. Des passagers ainsi abusés  resteront-ils fidèles à Easy Jet mêmerevenue aux tarifs « cassés » ?

mercredi 13 août 2014

A VEULES LES ROSES : LA COLERE GRONDE




Non, ce n’est pas la Veules qui déborde même si elle refuse à se plier aux modifications de son cours (cf. note du 28/07/13). C’est le ras-le-bol des Veulais ! Principales victimes d’une saison estivale mal préparée ou, plutôt, pas vraiment préparée (cf. note du 14/04/14), leur révolte croît au fur et à mesure que la saison avance. Réflexion faite, j’en arrive à  me demander si cette absence de dispositions qui s’imposaient n’est pas – somme toute – un moindre mal  : les rares mesures prises paraissent en dépit du bon sens et suffisent ainsi à générer dangereusement des situations qui touchent à l’absurde !
Lucides, les Veulais se sentent avant tout victimes de leur maire  qui néglige leurs droits et intérêts au profit des visiteurs éphémères. Désormais obnubilé par un seul souci, celui de faire rayonner les fastes du front de mer (note du 28/07/13) visant à immortaliser ses mandats, notre édile ferme les yeux sur les libertés que prennent des touristes motorisés afin  d’atteindre la plage sans user leurs pieds. Attirés par le beau temps et la publicité donnée à Veules dans l’émission de Stéphane Bern ils sont bien plus nombreux cette année.
Dès le bon matin l’étroite rue principale est envahie par le flot de voitures, de cars, camping-cars, qui se dirigent vers la mer. Arrivés au but, ils découvrent que les places, jadis disponibles, sont occupées en bonne partie par les aménagements du front de mer ! Plutôt que de l’admirer ils doivent le maudire car se garer relève désormais d’un exploit ! Au lieu de se résigner et d’aller plus loin ils se mettent à tourniquer en attendant qu’une place se libère. Et si cette chance ne se présente pas,  la solution est toute trouvée : on se gare n’importe où, n’importe comment (photos 1-2). Pourquoi pas ? Personne pour les faire circuler, personne pour les verbaliser, aucun panneau spécifique interdisant ces abus. Il en résulte une pagaille indescriptible : circulation souvent bloquée, des urgentistes – médecins ou pompiers – empêchés de porter un secours immédiat, des piétons en difficulté, voire en danger, alors que des Veulais sont pris en otage ! Ceux qui peuvent garer leur voiture dans le jardin ont du mal à sortir, les bateaux devant leurs portes étant exploités à titre de parking (photos 3-5); ceux qui gardent en revanche leur voiture dans la rue peuvent s’extraire plus facilement mais en perdant leur précieuse place !
Je m’improvise parfois agent de circulation : sans succès mais au risque de me faire lyncher !
Face à ce capharnaüm le maire de Veules demeure les bras croisés non sans laisser ses administrés sur l’impression de les subordonner aux intérêts des amateurs de pique-niques  sur la plage. Et, s’il lui arrive de les décroiser c’est dans un état d’esprit qui soulève des interrogations. C’est ainsi qu’il a refusé une place attitrée au généraliste de Veules dont le cabinet est situé dans la rue principale. Ce médecin dévoué qui exerce son métier comme un sacerdoce car toujours à la disposition de ses malades, n’arrive pas à se garer lorsqu’il revient  des visites aux malades, proches ou éloignés, mais en tout cas immobilisés. Respectueux de l’heure, il est pourtant obligé de faire attendre les patients qui avaient pris rendez-vous pour une consultation. Le temps de trouver ou de ne pas trouver une place pour se garer… Victime directe, notre généraliste entraîne, bien malgré lui, toute une série de victimes collatérales.
D’autres ont plus de chance, sans doute grâce au phénomène de clientélisme dépourvu de tout caractère médical ! C’est ainsi que notre édile usa et abusa de son pouvoir pour autoriser in extremis l’improvisation d’une terrasse de café-restaurant. Et pas n’importe où ! En plein milieu de l’étroite rue principale, à l’endroit même où elle accuse un rétrécissement et prend l’aspect d’un véritable goulet qui laisse juste la place à un seul trottoir. La terrasse s’étale sur la voie de la circulation  et sur une partie de l'unique trottoir ; au sein de ce passage, difficile et pour les piétons et pour les cyclistes (qui circulent dans les deux sens) et pour les véhicules, elle fait figure d’une infraction à la sécurité routière (photos 6-8).
- Le maire attend qu’un accident se produise pour retirer son autorisation, s’indignent des Veulais, mezza ou alta voce.
Accident ou pas, les clients de cette taverne improvisée dégustent en tout  cas les produits rejetés par les pots d’échappements qui les frôlent. Aux problèmes de la sécurité viennent s 'ajouter ceux de l’hygiène…
Quid de la baignade tant convoitée et atteinte au prix d'un cheminement laborieux ? Ces candidats zélés risquent de voir flotter le drapeau rouge, messager de la pollution; une pollution due au premier chef à la Veules, c'est-à-dire à son  estuaire modifié. Pour obtenir dans ce plat pays l'effet de cascades, des mini chutes de Niagara somme toute,  on fait déverser la Veules et toutes les saletés qu'elle charrie au ras de la plage ! Juste à côté de la zone réservée aux baigneurs (photos 9-10). Visé directement dans cette entreprise, le maire s'engage dans la presse "de vérifier les sources éventuelles de la pollution… de vérifier la qualité des
raccordements" (Le Courrier Cauchois 04/07/14). N'eut-il pas été plus opportun de procéder à de telles vérifications avant d'entreprendre les travaux pharaoniques sur le front de mer ? Voici une question qui relève, me semble-t-il, du bon sens le plus élémentaire…
Alors que ses homologues restent fidèles au poste pendant que la saison bat son plein, notre édile, fidèle à lui même, quitte le navire et part en vacances (cf. note du 22/08/2010). Un navire qui tangue sérieusement cette année.



















































vendredi 27 juin 2014

A VEULES LES ROSES : GARE AUX TROTTOIRS ET AUX CHEMINS PÉRILLEUX




Grâce aux conditions météorologiques particulièrement favorables la saison a commencé tôt à Veules les Roses. Dès la fin mai notre village pittoresque accueillait les premiers vacanciers ou encore esprits curieux, désireux de le découvrir. Et c’est ainsi qu’avant même la période qualifiée de « pleine saison » Veules se mit non sans panache à l’heure de l’Europe : aux visiteurs de France et de Navarre s’associent de plus en plus ceux, originaires de divers coins du Vieux Continent. Dans ce vallon, au départ nid de pêcheurs et de tisserands, s’installe désormais un micro-cosmopolitisme.
Face à un afflux de visiteurs motorisés, la municipalité cherche à compenser le manque de place, un manque accentué d’avantage encore depuis les aménagements pharaoniques du front de mer (cf. note du  28/7/2013), en  se montrant accommodante, tolérante parfois au-delà des limites et du respect de riverains. Et, c’est ainsi qu’on ferme les yeux sur ce qui les crève ! On ouvre le centre de Veules à toutes les catégories de véhicules  y compris à des mastodontes que sont des caravanes ou des cars maxi-taille. Pire, guidés par l’unique souci d’être au plus près de la mer, ils prennent la liberté de se garer  n’importe comment, n’importe où ! Les propriétaires de caravanes ou de camping-cars se montrent en effet d’un sans-gêne sans égal, mais dûment autorisé, en se collant contre les résidences privées et en procurant ainsi à leurs occupants une fâcheuse sensation de claustration (cf. photos). Ainsi, le coquet centre de Veules revêt-il souvent le triste aspect d’un parking… avec la bénédiction de son édile.
Quid des visiteurs qui ont le courage de marcher, qui cherchent à découvrir Veules en usant leurs pieds. Espèce méritante qui se fait de plus en plus rare, elle ne semble pas bénéficier de mêmes privilèges ! Aussi, leurs observations admiratives sont-elles entrecoupées d’exclamations « des trous et des bosses ». Normal : tant que leurs regards se promènent à travers les attraits du village, leurs pieds se heurtent à des obstacles sur ses trottoirs. Sans oublier des parties « éventrées » qui jalonnent depuis des semaines la rue principale. Elles imposent des contours déplaisants, voire périlleux dans le cas des handicapés lors d’une circulation dense (cf . photos).
Comment expliquer l’incohérence entre ces deux traitements ? La faveur accordée aux uns et pas aux autres ?  Voici qui invite à se demander de quelle manière fonctionnent les cellules grises des élus veulais ?
Quel sort est réservé à ceux qui peuplent le village de manière continue ou plus ou moins continue  dont les impôts locaux contribuent à ses finances ? Un sort pas très serein pour des occupants de maisons qui se situent en dehors de la partie strictement ! Qu’ils se rendent chez eux à pieds, à cheval, en vélo ou en voiture ils courent le même danger ! Il les guette dans les nids-de-poule qui jonchent les rues et les chemins menant vers leurs demeures. Un danger aux  tournures variées : des chevilles tordues, des chutes, des pneus crevés. A titre d’exemple les photos du chemin qui monte vers la toute récente résidence « La croix-la Dame » ou encore celles de la rue qui part de la route nationale. Au fur et à mesure que la lumière du jour diminue  ces dangers grandissent: si le centre strict du village est très, trop éclairé, ces rues et ces chemins plongent dans l’obscurité totale dès la tombée de la nuit. 
Quel effet produisent des complaintes et des protestations de ces victimes innocentes ? Un seul pour le moment : il plongent le Maire de Veules dans un autisme à toute épreuve!






















































lundi 14 avril 2014

A VEULES LES ROSES : CHIE-EN-LIT SUR LE FRONT DE MER


Le penchant pour le grandiose du Maire de Veules les Roses a  coûté cher au contribuable. On le sait ! Pendant de longs mois des engins aux dimensions peu appropriées à des ruelles du village se dirigeaient vers le front de mer, secouant des maisons, faisaient vibrer ce qui les peuplait à l’intérieur, à commencer par ces appareils sensibles que sont les ordinateurs. Tous ces efforts au prix exorbitant pour créer une vision  idyllique du front de mer, une  sorte de paradis pour les visiteurs. Dégager le lit de la Veules et se débarrasser en même temps du vaste parking qui recouvrait le petit fleuve et ne faisait vraiment pas joli dans le tableau. Procurer du bonheur aux visiteurs : leur courage de se mouvoir à pied sera récompensé par des espaces verts ou bétonnés qui leur sont désormais réservés.
Entre paradis promis et paradis perdu il n’y a, hélas,  qu’un  pas. Il fut franchi par ceux quine tiennent pas à user leurs souliers et encore moins leurs pieds… Pas franchi d’autant plus allègrement car c’est en toute liberté qu’ils improvisèrent un parking sur l’étroite zone piétonne… sur le pont qui enjambe la Veules…
Et voici qu’en fin de semaine une longue série de voitures encombre désormais cet espace destiné aux visiteurs pédestres. Plus grave, espace destiné aux enfants où ces véhicules serrent de près, de très près, le jardin d’enfants ! Comme le sens giratoire n’est pas prévu pour les piétons c’est au prix de laborieuses marches arrières que ces voitures arrivent à s’extraire de leur parking de fortune ! Reculons aux dangers redoutables pour les enfants qui s’y croient en toute sécurité et peut être aussi pour des visiteurs épris par la beauté du lieu. Sans parler du ballet incessant : une marche arrière à peine accomplie, un remplaçant se précipite en marche avant …
Personne pour faire régner l’ordre, pour imposer la discipline. Dans d’autres villages les maires sont omniprésents, ils sillonnent les rues, auscultent les lieux, prennent le pouls des situations, vont à la rencontre des gens. Après tout le maire est aussi le premier policier ce qui lui donne une autorité supplémentaire. Rien de tel à Veules ! Durant ses trois premiers mandats le maire, préférant vivre muré entre ses quatre murs a excellé par ses absences. Suite aux contestations houleuses qu’il vient d’essuyer publiquement, il risque même de se claquemurer pendant son quatrième mandat.
Mais que ses administrés se rassurent : ils auront toujours de ses nouvelles grâce à la presse locale. A profusion même ! Car notre édile semble avoir  bien compris l’esprit de  son temps : l’essentiel n’est-il pas de communiquer, de s’assurer une bonne pub  plutôt que d’œuvrer ou de prendre des risques d’agir ? La dernière édition du Courrier Cauchois (11 avril 2014) laisse présager que ses activités s’annoncent encore plus intenses et moins décentes sur ce plan : trois photos flatteuses y figurent sur une même page (53), triple panache qui est complété par une quatrième vue en haut de la page suivante (54) !  Il y a de quoi damer le pion à ses contestataires  et même  à laisser faire la chie-en -lit au bord de la mer !




jeudi 3 avril 2014

A VEULES LES ROSES : RENOUVELLEMENT DU CONSEIL MUNICIPAL SOUS LE SIGNE DU NOMBRE 13





Pour briguer son quatrième mandat le maire de Veules a décidé de renouveler ses troupes. Que dis-je ! Une partie de ses troupes, la garde rapprochée qui compte les plus fidèles, les piliers demeurait intouchable. L’esprit dynastique oblige, la progéniture d’un intouchable conserva également sa place sur la liste. Pour  s’attirer un maximum de voix, notre édile sacrifia quelques figurants anodins, ainsi sa vendeuse et par la suite ex-vendeuse, qui le seconda dans sa boutique comme pendant ses deux mandats. La stratégie s’avéra payante : les nouvelles recrues ont raflé le plus grand nombre de voix, un score plus modeste étant réservé aux adjoints fidèles ! Stratégie payante mais à double tranchant : elle entraîna sans tarder des effets calamiteux.
Avant l’adoubement par un vote supposé spontané et démocratique qui a lieu lors de la première réunion officielle, le maire et ses acolytes procédèrent  officieusement à une distribution des  cartes. Xavier Boulet, le grand gagnant de sa liste mais peu initié aux pratiques usuelles, sollicita en toute logique le poste du deuxième adjoint.  Vox populi vox dei , « la voix du peuple est la voix de dieu » cette jolie maxime romaine qui répercute une vérité essentielle ne semble pas effleurer l’esprit de notre édile. Sans égards, il élimina de la course aux adjoints ce grand gagnant et lui fit découvrir par là même une réalité qu’il était loin de soupçonner ! De son côté, notre futur ex-maire ne tardera pas à découvrir a quel point il a fait une sacrée boulette en écartant Boulet ! Plus discrètement, Jean-Paul Vast, autre grand gagnant, prit, lui aussi, le chemin de la démission. Et le nouveau conseil municipal tomba ainsi sous l’enseigne du nombre 13.
Déçu, révolté, Xavier Boulet fit le tour du village, informa tout le monde de la manœuvre souterraine, annonça son intention de présenter sa démission lors de la réunion publique. Chauffé à blanc, le bon peuple se mobilisa. De mémoire de Veulais on n’a jamais vu la salle des mariages aussi pleine ! Bourrée à craquer par un publique assis, debout, débordant dans l’escalier et bien décidé de faire entendre sa voix. Des répliques peu complaisantes fusaient. « Du grand guignol » lançait-on du fond de la salle alors qu’on procédait à la cérémonie du vote pour le maire et pour ses adjoints. Une cérémonie aussi interminable qu’inutile. Dépassé, l’ex-futur maire se retrancha derrière les règlements et menaça de faire sortir ceux qui interviennent. « On ne veut plus de moutons obéissants » renchérissaient en écho les forces vives du village. Aux protestataires horsains l’édile fraîchement réélu n’hésita pas à rappeler  qu’on était « en France, en démocratie républicaine et non pas à l’étranger ». Le racisme, quelle aubaine : c’est la planche de salut pour ceux qui se trouvent à court d’arguments…
L’attitude du public aurait-elle déteint sur de nouveaux conseillers municipaux ? Quelques bulletins inattendus le laissent penser : des bulletins nuls et surtout un bulletin au nom du maire alors qu’on votait pour son adjoint !
La séance levée, Xavier Boulet, ovationné, fortement applaudi, s’avança dans la salle pour lire sa lettre de démission. La gorge nouée par l’émotion, il relata le refus du maire  sous prétexte qu’un nouvel élu manquait d’expérience nécessaire pour assurer la fonction d’un adjoint. Le même argument fut évoqué à la presse…
« Le maire a la mémoire qui flanche ou bien il espère que c’est la nôtre qui a flanché » rétorquait, sourire en coin, Michel Boquet, son premier adjoint lors du mandat 1995-2001. « En 1995 j’ai été, moi aussi, élu pour la première fois ce qui n’a pas empêché le maire de me pousser à accepter la tâche du premier adjoint » !
La séance à peine levée un jeune homme aux dispositions belliqueuses non déguisées surgit devant moi. Sans prendre le soin de se  présenter, sans me laisser la possibilité de prononcer la formule d’usage « à qui ai-je l’honneur », il se mit à m’incriminer, à  me fustiger, tel un roquet qui surgit au coin de rue pour vous aboyer aux trousses. « Vous êtes juste une narcissique qui cherche à satisfaire ses pulsions narcissiques en répandant son érudition dans les notes de son blog… » Ce flot de paroles m’empêcha de préciser que ces notes relataient les scènes de vie alors que l’ « érudition » était réservée à mes publications scientifiques. Pendant que ses propos s’entassaient dans mes oreilles, j’entendais comme en stéréo le refrain de cette charmante chanson pour enfants : Il était un petit homme, petit homme » …
Cette joute oratoire à peine terminée, les curieux qui l’observaient me révélèrent l’identité du jeune homme : le fils du maire…